Peste adolescente
Elle parle, elle parle depuis une heure environ
Je dirais plutôt qu'elle émet des sons
Elle remue sa bouche, l'entre bocal
Elle fait vibrer ses cordes vocales
Elle mime quelque chose à quelqu'un
Certains l'écoutent tout en parlant avec leurs voisins
D'autres recherchent dans leur subconscient
Cette voix qui leur susurre délicatement
Quelques paroles en l'air et sans intérêt
Qui pourtant semblent tellement manipulatrices
Qu'elles réussissent à attirer
Sans scrupule et sans gène la matrice
D'un jeune collégien au fin fond d'une leçon
........
Elle parle, elle parle depuis une heure environ
Je dirais plutôt qu'elle émet des sons
Elle remue sa bouche, l'entre bocal
Elle fait vibrer ses cordes vocales
Elle mime quelque chose à quelqu'un
Certains l'écoutent tout en parlant avec leurs voisins
D'autres recherchent dans leur subconscient
Cette voix qui leur susurre délicatement
Quelques paroles en l'air et sans intérêt
Qui pourtant semblent tellement manipulatrices
Qu'elles réussissent à attirer
Sans scrupule et sans gène la matrice
D'un jeune collégien au fin fond d'une leçon
........
Silence dans la salle
Elle marche, marche en circulant dans les rangs
Non...elle effectue un mouvement
Un mouvement lent en apesanteur, où
Les atomes se dispersent un peu partout
Qui casse le vent parcourant la classe
Brise son circuit routinier de glace
Enchaînement d'un même geste continuel
Un déroulement d'articulation éternel
Pose le pied, pose- le maintenant
Résonnant sur le sol froid et indifférent
Fracassant les particules atmosphériques
Eclatant les ondes de mes neurones électriques
....
Non...elle effectue un mouvement
Un mouvement lent en apesanteur, où
Les atomes se dispersent un peu partout
Qui casse le vent parcourant la classe
Brise son circuit routinier de glace
Enchaînement d'un même geste continuel
Un déroulement d'articulation éternel
Pose le pied, pose- le maintenant
Résonnant sur le sol froid et indifférent
Fracassant les particules atmosphériques
Eclatant les ondes de mes neurones électriques
....
Je reste immobile
Elle regarde, regarde au loin
On pourrait croire qu'elle assassine, et du coin
Qu'elle fusille ceux qui passent devant
D'un simple ½il discret et tremblant
Elle observe certains attentivement
Et ignore d'autres violemment
Jetant un coup d'½il à mes pensées
Elle perçoit par là quelque chose d'insensé
Lit dans le « miroir de l'âme »
Surveille tout ce qui s'en rejette
Que ce soit bon ou infeste
Elle se retourne encore vers eux et les montre du doigt
Une fois...Deux fois....
.....On pourrait croire qu'elle assassine, et du coin
Qu'elle fusille ceux qui passent devant
D'un simple ½il discret et tremblant
Elle observe certains attentivement
Et ignore d'autres violemment
Jetant un coup d'½il à mes pensées
Elle perçoit par là quelque chose d'insensé
Lit dans le « miroir de l'âme »
Surveille tout ce qui s'en rejette
Que ce soit bon ou infeste
Elle se retourne encore vers eux et les montre du doigt
Une fois...Deux fois....
Le monde est aveugle
Elle respire, respire la calomnie
Ou plutôt, elle hume la douleur et la supplie
En suspension au-dessus des têtes alignés
Elle inspire l'anxiété
Et expire le désespoir
C'est un système constamment aléatoire
« Ça sent la mort ! » dit un agité
Oui, la peste adolescente est bien là ,
Tout autour de soi
Elle inhale la vie, recrache ce qu'elle en est devenu après
Cette maladie présence en ces lieux
Pénètre et ressort de son corps inerte et frileux
Elle s'échappe comme un voleur
Furtivement, ou encore brutalement
Pour se jeter par la fenêtre brisé en mille fracas
Dans le vide infini de la cour d'en bas
L'air est alors inodore
Elle goûte, goûte à l'amertume de la salle
Non...elle capte le goût de ce qui est, assis sur son piédestal
De ce qui existe, et règne en cet endroit
Elle mâche les mots qu'elle veut dire et les broies
Elle voudrait les dire, elle aurait voulu avouer
Mâchant encore et encore sans s'arrêter
Détachant morceaux par morceaux le sens des termes
Le sens réel de tout ce que l'on aime
Et puis, elle approuve cela
Elle aime la goût de cette peur enivrante
De ce déséquilibre mental et de cette peur évidente
Cette constante confusion
Qui ne détermine pas la limite entre le Bien et le Mal en soit
Entre ce qu'il faut faire, et ce qu'on ne veut pas
Qu'on refuse d'accepter cette soumission
La confusion entre le mental et le physique
Le psychique et le pur concret scientifique
La pensée philosophique, et la réalité désertique
....
Elle raffole des arômes exotique
Des parfums idylliques
Et des odeurs clémentes
De la peste adolescente
....Non...elle capte le goût de ce qui est, assis sur son piédestal
De ce qui existe, et règne en cet endroit
Elle mâche les mots qu'elle veut dire et les broies
Elle voudrait les dire, elle aurait voulu avouer
Mâchant encore et encore sans s'arrêter
Détachant morceaux par morceaux le sens des termes
Le sens réel de tout ce que l'on aime
Et puis, elle approuve cela
Elle aime la goût de cette peur enivrante
De ce déséquilibre mental et de cette peur évidente
Cette constante confusion
Qui ne détermine pas la limite entre le Bien et le Mal en soit
Entre ce qu'il faut faire, et ce qu'on ne veut pas
Qu'on refuse d'accepter cette soumission
La confusion entre le mental et le physique
Le psychique et le pur concret scientifique
La pensée philosophique, et la réalité désertique
....
Elle raffole des arômes exotique
Des parfums idylliques
Et des odeurs clémentes
De la peste adolescente
Les papilles ne détectent plus rien
Je pense, je pense à elle, lui, toi, nous, ils, on
J'effectue finalement une profonde réflexion
Est-ce en plein cours d'une banalité affligeante,
Que l'inspiration se fait surprenante ?
La réflexion ou le monologue intérieur
La pensée philosophique ou la conscience psychologique
Sous différents noms que ce soit
Apparut et m'interpella instinctivement
Se glissant et divaguant dans mon cerveau inconscient
Les phrases internes avec le soi-même engendre les vers poétiques
Passe en premier par mon cervelet
Et vient se faufiler dans le nerf optique
Pour se retranscrire le long de la courbe articulaire
....
Mais le chemin de la créativité n'attend pas
Jeunes gens, résignez vous à cela
Si la peste adolescente ne vous atteint pas
Courrez, courrez, fuyiez pauvres innocents
Et estimez le cours amplement suffisant.
auteur : Berlande



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